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Souvent lorsqu’on parle de mentalité de croissance, on fait allusion que c’est un élément essentiel à développer chez nos élèves. Mais un article récemment publié par Will Richardson m’apporte à réfléchir sur ce point, en particulier le passage suivant:

« Correct me if I’m wrong, but doesn’t like just about every five year old have a “growth mindset?” I mean, depending on parents and other circumstances, I’m sure even kids that age can see themselves as limited. But most of the tail-waggers I’ve seen in kindergarten feel like they can conquer just about anything. They’ve already got a “growth mindset.” »

Étant une direction d’école au palier élémentaire (et père de deux enfants), j’ai souvent eu le plaisir de passer du temps de qualité avec mes élèves, et je peux constater que oui, dans l’esprit inconditionnel des enfants (surtout les plus jeunes), il n’y a pas de limites.

En pensant aux parcours de mes élèves et même de mes propres enfants, il est vrai qu’à un jeune âge, ils démontraient déjà des traits d’une mentalité de croissance. Et qu’est-ce qui en est de cette belle façon de voir le monde 4, 5, 6 ans plus tard? Est-ce que leurs yeux sont encore aussi pétillants devant une nouveauté, une exploration, ou même un défi? Est-ce que M. Richardson a raison en disant que les enfants se font «programmer», en grande partie par le système scolaire, au détriment de leur mentalité de croissance?

C’est une question qu’on devrait aborder à l’école, qui incite une réflexion intrinsèque: est-ce le cas pour nos élèves? Quels impacts ont nos comportements quotidiens sur eux? Que fait-on pour développer une culture d’apprentissage dans laquelle leur mentalité de croissance peut fleurir, de faire pétiller leurs yeux le plus souvent possible?

Je trouve cette vidéo  représentative d’une mentalité fixe: deux personnes échouées sur un escalier mécanique qui, pour plusieurs raisons, sont incapables de s’en sortir. Remarquez que dans cette situation, il y a des facteurs autres que l’intelligence rationnelle qui jouent un rôle d’influence: attitude, vision, confiance en soi, intelligence émotionnelle, et j’en passe. Souvent, la nature humaine nous pointe vers une mentalité fixe.

Avoir une mentalité de croissance…être Jedi

J’aime faire l’analogie suivante:

Avoir une mentalité de croissance, c’est être Jedi pour nos élèves, nos collègues, notre communauté scolaire, et nous-mêmes.

Dans la série bien connue des films Star Wars, un Jedi est un être qui a une maîtrise exceptionnelle de soi-même, qui est très conscient de son environnement, et est apte à maîtriser la Force. Les Jedi sont aussi liés les uns aux autres par cette même Force. Ils cherchent le bien dans les autres, le positif dans toutes situations. Ils sont apprenants à vie. Comme eux, nous avons besoin l’un et l’autre pour nous appuyer, pour nous épauler, pour célébrer et pour grandir. Nous devons voir le positif et devenir apprenants à vie.

Dans le train rapide de nos vies, il est important de s’arrêter de temps à autre et de réfléchir. Pensez à un moment où vous avez fait preuve d’une mentalité de croissance.

  • Qu’est-ce qui a déclenché cette mentalité en vous?  
  • Comment vous êtes-vous senti.e?
  • Quel a été le résultat?

jedi                                                      (photo partagée sur Twitter par

Pour maintenir une mentalité de croissance, on doit:

  • Pouvoir être ouvert et flexible
  • Pouvoir reconnaître quand il faut apporter un changement et l’accepter, reconnaître ses déclencheurs
  • Pouvoir passer à l’action et effectuer un changement
  • Pouvoir faire ce qui n’a pas encore été fait

Je vous partage cette vidéo d’une scène renommée dans lequel le maître Jedi Yoda guide son apprenti Luc Skywalker à adopter une mentalité de croissance. Visionnez-la avec vos élèves afin d’inciter une conversation avec eux.

Voici cinq principes clés pour développer et maintenir une mentalité de croissance:
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Lorsqu’on adopte une mentalité de croissance, on développe notre boîte à outils, boîte dans laquelle se retrouve notre résilience. Et c’est grâce à cette résilience que nous arrivons à surmonter les défis, à débarquer de l’escalier mécanique.

 

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